NOUVEAUX PROGRAMMES ÉLÉMENTAIRES

jeudi 12 juin 2008
par  Sud éducation 66

Par Francis Maury

Jeudi 22 mai, le Conseil Supérieur de l’Education, qui réunit les organisations de l’enseignement, a adopté par 40 voix contre (Solidaires, Fsu, Sge, Unsa, Fcpe, Ligue de l’enseignement, Unl, Unef…) la suspension des nouveaux programmes du primaire.
Le Conseil Supérieur de l’Education n’a qu’un rôle consultatif.

Sur le site de l’Inspection Académique de la Loire Atlantique, une synthèse départementale des remontées de la consultation nationale sur les programmes est disponible.
Le document se conclut en relatant une parole forte :
« à vouloir tout contrôler, tout surveiller, tout cadrer... on veut construire une école... où le formatage prime sur le développement de la personne et de son intelligence ».
Nouveaux programmes ou turn-over ?
(houps ! en français…) Valse à mille temps… des fondamentaux !

Rappel personnel suite à plus de 20 ans de carrière :

  • 1985, programmes « Chevènement », retour aux fondamentaux, au savoir lire, écrire, compter et chanter la Marseillaise ;
  • 1990, nouvelle politique de l’école par Jospin (mise en place des cycles) ;
  • 1995, programmes de Bayrou précédés du nouveau contrat pour l’école ;
  • 2002, programmes Lang/Ferry issus du Conseil National des Programmes ;
  • 2003, socle commun et code de l’Education reformaté par Fillon ;
  • 2007, révision « De Robien » avec intégration du socle commun, retour aux fondamentaux ;
  • 2008, programmes Darcos, simples, courts, retour aux fondamentaux, histoire des arts, le vouvoiement des maîtres, etc…

Insuffisance des programmes abrogés ? La belle affaire ! Aucun élève n’a suivi l’intégralité de sa scolarité primaire (soit 8 années si scolarisé dès l’âge de 3 ans) avec un de ces programmes depuis 1985 !
Si les rémunérations des ministres (et leur retraites) étaient proportionnelles à l’efficacité prouvée de leurs réformes, la dette publique s’en porterait mieux ! Les enseignants aussi !