DES ELU-E-S SUD ÉDUCATION POUR LUTTER À VOS CÔTÉS - À quoi servent les élections professionnelles ?

mercredi 9 novembre 2005
par  Sud éducation 66

À élire vos représentants en CAPA et en CAPN… et bien plus !

Les élections professionnelles ont lieu tous les trois ans et sont destinées à élire vos représentants à la Commission Administrative Paritaire Académique (CAPA) et à la Commission Administrative Paritaire Nationale (CAPN).

En outre, les résultats électoraux nationaux servent à déterminer les moyens en décharges et en autorisations syndicales d’absences (ASA) alloués aux syndicats pendant trois ans. Pour un syndicat jeune comme Sud Education, qui voit ses structures départementales se développer en France dans de nombreuses catégories, le nombre de décharges est important pour pouvoir assurer un travail syndical très lourd. Chaque voix pour Sud contribue donc à renforcer nos moyens humains, indispensables aux luttes de demain !

Pourquoi des élus, mais aussi des collègues Sud en CAPA et CAPN ?

Les CAPA et CAPN sont des organismes consultatifs, dont le pouvoir est limité. Mais y participer est une des manières (avec les grèves et les manifs !) de faire entendre l’opinion des collègues ou du syndicat.

La CAPA traite des problèmes immédiats des personnels (mutations, avancement, formation). Y exercer un contrôle syndical, ne pas laisser l’administration faire n’importe quoi, avancer des propositions alternatives, taper du poing sur la table, c’est en CAPA que c’est possible !

Le fait que vos élus en CAPA et CAPN demeurent des profs comme les autres aide aussi à comprendre les situations personnelles des collègues, qu’il faut parfois plaider.

Etre présent dans les Commissions Paritaires permet à SUD de contrer le manque de transparence du système (notamment les mutations !), gangrené par la cogestion des uns et le clientélisme des autres (souvent les mêmes, d’ailleurs…).

Malgré la loi Perben…

Le droit d’adhérer à l’organisation syndicale de son choix est une liberté constitutionnelle. Un texte de 1966 a permis à l’Etat de déclarer représentatives une série d’organisations syndicales au plan national. Celles-ci bénéficient d’une représentativité « irréfragable », c’est-à-dire non discutable, quelle que soit la réalité de leur implantation. Ces règles ont été élargies à la Fonction publique par la loi Perben au lendemain des grèves de décembre 1995. Il s’agissait d’empêcher le développement des organisations syndicales qui représentent un nouveau syndicalisme à côté des cinq confédérations (Cgt, Cfdt, Fo, Cgc, Cftc). Encore une fois, pour ces élections professionnelles, plusieurs syndicats Sud éducation ont été obligés de défendre un dossier de représentativité exigé par le rectorat ou l’inspection académique. Avec l’ensemble des organisations de l’Union syndicale Solidaires nous affirmons qu’il appartient aux seuls salariés de déterminer librement, par leur vote, la représentativité des syndicats. Nous exigeons l’abrogation de l’arrêté de 1966 et de la loi Perben de 1996.

Depuis septembre 2005, l’Union syndicale Solidaires fait circuler une pétition : « La démocratie syndicale amputée est une atteinte aux droits de tous ! ».